Régional Est France 2012

J’élève des oiseaux depuis l’age de 14 ans, j’ai commencé avec des canaris et quelques mandarins. Je me souviens encore en 1960 partir sur mon vélomoteur avec quelques pièces de monnaie acheter 1 kg de graines pour mes canaris et 1 kg de moha pour mes petits exotiques. Depuis, mon cheptel à grandi, et maintenant à 60 ans, lorsque je pars à la graineterie, pour acquérir tout ce dont j’ai besoin pour satisfaire mes différentes variétés d’oiseaux, c’est bien entendu avec un véhicule, et aussi non plus avec quelques pièces mais avec un chéquier.
Je dois avouer que chaque fois que je passe à la caisse, j’ai mes cheveux qui se hérissent devant le montant total de ma note, qui varie de 20 , 40 à 70 euros suivant la période d’élevage, et cela plusieurs fois par mois. Le prix des graines a augmenté, cela nous coûtent cher, de plus en plus pour pouvoir élever nos petits oiseaux. Alors, pourquoi ne pas chercher ce que nous avons à la portée de la main et gratuitement. OK nous n’arriveront pas à remplacer les graines de base indispensable à nos oiseaux, mais si l’on regarde ce que coûte ne serait qu’un kg de graines de santé ou de mélange tarin, cela devient intéressant de voir de plus près ce que dame nature nous propose.
En tant que président de club, je dois animer les réunions mensuelles auprès de mes sociétaires, combien connaissent les plantes sauvages ?. Chaque année je fais un rappel des différentes sortes de plantes à la bonne période des nids, et beaucoup s’empresse d’en emporter en fin de réunion.
Souvent quelques éleveurs se plaignent ; mes oiseaux nourrissent mal, ils boudent la pâtée. Pourtant il suffit de distribuer sur le sol des cages ou de la volière quelques plantes sauvages pour voir les oiseaux se jeter dessus. Dans la demi-heure qui suit c’est avec plaisir que l’on peut voir le jabot des oisillons se colorer de vert grâce aux parents qui se sont empressés de redonner à leurs bébés ses plantes fraîchement cueillies.
Un éleveur digne de ce nom se doit de connaître un certain nombre de plantes sauvages indispensables à nos oiseaux. Grâce au livre de Gérard COURTET ( L’Elevage naturel des oiseaux ) il a en main la liste des principales plantes avec photos ou dessin pour les retrouver facilement en bordure des prés ou chemin sans être obligé de courir la campagne.
Une petite marche en famille avec un panier et le livre de Gérard sous le bras et voila une belle promenade pour rapporter aux oiseaux de nos volières une denrée précieuse et totalement gratuite. Ayant bien connu mon ami Gérard, je me souviens que ses jardins n’étaient semés que des fleurs qui attiraient les oiseaux. A l’automne il aimait recueillir les fleurs séchées avec le cœur remplie de graines pour le donner à ses oiseaux. Souvent il ne fallait pas attendre trop longtemps car les chardonnerets le devançaient sur les Cosmos, et sur les Oeillets dindes.
Maintenant mon jardin attire les oiseaux et ce matin 6 août à 8 heures un couple de chardonneret était déjà sur les cosmos à picorer les premières fleurs en fin de floraison.
Voila ce que je voulais vous rappeler nous avons à quelques pas de chez nous de quoi satisfaire nos oiseaux avec des graines fraîches riches en vitamines. Encore faut’il se donner les moyens de s’armer de courage pour aller les récolter, le livre de Gérard COURTET nous aide nous n’avons plus d’excuse !!!
Cueillette des graines de sorbier en août
Ces graines seront congelées pour être distribuées en hiver aux psittacidés et aux cardinaux.
Couper toutes les têtes des fleurs en fin de floraison. Celle-ci peuvent être données à tous les oiseaux ; Canaris exotiques, perruches, colombes.
Une fois séchées, frotter les fleurs entre les deux mains pour ne récupérer que les graines
Oeillets d'Inde
Même méthode que pour les cosmos et pour les mêmes oiseaux.
Grands chardons
Des graines pour tous les oiseaux très riches en vitamine E, et très recherchées par les chardonnerets.
Pour les récolter se munir de gants de jardinier, couper les tiges en fin de floraison (graines noires) et secouer vivement les têtes dans un seau pour en récolter les graines.
A conserver pour donner aux oiseaux avant la reproduction.
Texte : Alain FLENET
Si je regarde mon parcours dans l’élevage des oiseaux, je peux dire que depuis 50 ans j’ai tout élevé, canaris, exotiques, perruches, grandes perruches, perroquets et même des poules et pigeons.
Tous, m’ont donné entière satisfaction. Je ne parle pas que des résultats des concours, mais le véritable plaisir que rencontre chaque éleveur. C’est de voir des petites boules de plumes sortir des coquilles d’œufs des oiseaux qu’il a en charge. Je dis bien en charge, car tout éleveur digne de ce nom doit tout faire pour sauvegarder l’espèce qu’il a sous sa protection dans son élevage. Des espèces animales, les oiseaux sont à mon sens les plus fragiles, et dépendent à 100% des soins que leur apporte leur soigneur. Il faut se montrer dans nos expositions, se faire connaître présenter nos oiseaux, et dire à tous nos détracteurs que si l’ont avaient ouvert la cage aux oiseaux pour qu’ils s’envolent plus haut, beaucoup auraient disparus à ce jour sous les méfaits des insecticides et des traitements chimiques des cultures qu’impose notre consommation gargantuesque. Nous avons une parade infaillible c’est de dire que nous donnons la vie plutôt que de la détruire et ainsi mettre au monde ces êtres merveilleux que sont les oiseaux.
Les colombidés sont une famille aussi importante que les psittacidés, et malheureusement encore mal connus de la plupart des éleveurs que nous rencontrons dans les allées de nos expositions. Combien d’éleveurs qui lors d’une grande manifestation ornithologique stationnent devant leurs cages et devant les races d’oiseaux qu’ils élèvent sans aller voir plus loin ce que le copain a présenté. Je me souviens lors du championnat de France 2008 à Colmar que certains éleveurs n’ont même pas fait trois pas dans l’enceinte où étaient exposées toutes les colombes. Pour moi quand on a la passion des oiseaux on fait une visite complète des oiseaux présentés. C’est comme ça que l’on peut avoir le coup de foudre pour une colombe et revenir à la maison avec un nouveau couple d’oiseau qui va et j’en suis certain vous apporter beaucoup de plaisir.
Pour la plupart des éleveurs quand on leur parle de colombes ils pensent tourterelles, donc grosse taille et grande volière. Pourtant il existe des races que l’on trouve couramment qui ne sont pas plus grandes qu’un merle voir d’un moineau et qui pourraient très bien être élevées avec tous vos exotiques dans la même volière, à condition de respecter le volume par habitant. La plus connue est la colombe diamant (Geopelia cuneata), il en existe plusieurs variétés et dans les plus belles, la brillante ou l’argentée queue blanche et croupion blanc. Ne pas négliger non plus la couleur sauvage qui à mon sens doit être travaillée pour ne pas perdre sa taille et sa rondeur. La colombe zébrée (Geopelia striata) et la colombe tranquille (Geopelia placida) qui élèvent très bien également à condition de ne pas mettre plusieurs couples dans la même volière. Ensuite il y a la colombe à masque de fer (Oena capensis) un peu moins rustique, plus timide et surtout plus discrète que la Diamant. La colombe rousse (Columbina talpacoti) bonne reproductrice (annexe Guyane). La colombe à bec jaune ou à bandeau grenat (Columbina cruziana) c’est peut-être la plus sauvage et la plus turbulente des petites espèces de colombes. La colombe de Buckley (Columbina buckleyi) adorable petite colombe. La Colombe Pygmée (Columbina minuta). La colombe Picui (Columbina picui). Puis sûrement la plus petite la Colombe Moineau (Columbina passerina) (annexe Guyane) dont un couple cette année a choisi un nid de mandarin pour y pondre ses deux œufs.
Pour toutes ces Colombes il est préférable de les élever séparément pour que les males ne se battent pas. Leur régime alimentaire est essentiellement granivore, mais elles ne se priveront pas d’ajouter à leur menu la pâtée d’élevage ou quelques minis vers de farine ou buffalos. Je donne beaucoup dans mes volières des plantes sauvages (voir l’Elevage naturel des oiseaux auteur G. Courtet) qui font le régal de tous les exotiques y compris les colombes. Celles-ci s’empresseront de construire leurs nids avec les plantes séchées plus confortables que la fibre de coco. Pour les nids rien de plus facile que des minis paniers rigides que l’on trouve partout en grandes surfaces. Pour réussir et mettre toutes les chances de sont coté, les règles à respecter pour l’élevage des exotiques et des petites colombes c’est d’avoir une volière plantée, c’est mon point de vue. Si c’est impossible d’y mettre des plantations il faudra garnir la volière et surtout les angles de branches de thuyas ou de Genêts, et y mettre à proximités des perchoirs. Ce sera l’emplacement pour les nids, on pourra y ajouter pour les rendre plus discret des branches de lierre artificiel ou naturel que l’on aura fait pousser sur une vielle souche d’arbre appuyée sur un coté de la volière et créer ainsi des décors forestiers.
Les colombes sont farouches, mais les autres oiseaux aussi, la nuit un intrus comme un chat ou une fouine pourra faire des dégâts. En parcourant le toit de la volière ils feront sortir les oiseaux de leurs nids. Panique dans l’espace des oiseaux et perte de nichées par refroidissement des œufs ou des petits déjà éclos. Même le double grillage n’empêche pas toujours ce phénomène. J’ai vécu cela, sans en connaître la raison, jusqu’au jour du moins la nuit en rentrant tard chez moi, je fis le tour des volières. Bonne initiative qui a fait fuir un animal poilu qui était sur la toiture de ma plus grande volière et que je n’ai pu reconnaître. Je n’ai pas attendu pour installer sur le pourtour des volières en bordure de toit et à 20 cm du sol un fil électrifié raccordé à un électrificateur de clôture pour animaux domestiques. Relié au secteur de la maison cette installation à réglée ce problème d’une manière spectaculaire. Enfin des couvées menées à terme. Voilà, je ne veux pas par cet article vous faire changer de catégories d’oiseaux à élever, mais vous en faire connaître une autre. Les petites colombes sont des oiseaux qui vous apporterons entière satisfaction sans trop de difficultés si vous respecté les quelques conseils que je mentionne.
LE SERIN BOUTON D’OR
(sicalis flavéola)
texte : Alain FLENET
CLASSIFICATION S’il existe un PassEreau dans la famille des Embérizidés qui brille par l’intensité de son plumage jaune doré, son caractère, son chant, enfin tout ce qui fait la beauté d’un oiseau c’est bien le serin bouton d’or ( sicalis flaveola ).
Originaire d’Amérique du sud : Pérou, Équateur, Colombie, Venezuela, et introduit en Jamaïque en 1923.
DESCRIPTION
Il porte bien son nom par sa couleur jaune bouton d’or, brillant avec une calotte orange vif sur le dessus de la tête pour le mâle. Dessus jaune vert, avec le manteau strié de sombre, et plus terne pour la femelle. Il rappelle cette fleur bouton d’or, que l’on trouve dans les champs, ou sur les bords des ruisseaux de ma Franche-Comté.
Son caractère, quel fichu caractère, attention avec lui, même en grande volière, car s’il est tolérant avec la plus part des oiseaux plus gros que lui ou plus petits comme les diamants ou les estrildés, c’est la bagarre assurée (voir la mort pour l’intrus) avec les autres fringillidés ; verdiers, autres serins et même canaris. Il se comporte comme un pinson qui défend son territoire, et surtout toute approche de sa femelle. Il signale sa présence par son chant, fort et puissant en se redressant droit comme un I avec la tête légèrement en arrière, surtout en période de reproduction, et aux premiers rayons du soleil de nos matins printaniers.
NOURRITURE
J’en possède trois couples, qui sont dans des volières différentes de plein air avec une petite partie abritée, (4 x 3 m et 2 de 2 x 1 m, plantée pour la plus grande. C’est un oiseau robuste, qui passe tout l’hiver dehors, et dieu sait qu’ils sont rudes dans le Doubs en France avec des nuits à moins 10 degré.
Il se contente de tout ce que vous pourrez lui donner, un bon mélange de graines, pour ma part il retrouve dans ses godets les graines pour les canaris , les exotiques et en quantité moindre un mélange tarins. En dessert un morceau de pomme, mais de la Golden, si non curieusement il n’y touche pas !
Histoire de le forcer un peu, au mois de mai, je lui donne quelques vers de farine ou buffalos pour l’inciter à faire son nid.
REPRODUCTION
Pour cela il n’est pas trop difficile, un nid boite de dimensions correctes pour lui (mini 10 x 10 sur 15 cm de haut). Un nid bien fait, bien rond à l’intérieure ou je retrouve les matériaux qu’il préfère ; chanvre, crin, poil de queue de vache (de la Montbéliarde de préférence, non je rigole) un peu de fibre de coco et de fines brindilles sèches.
Il va y pondre de 3 à 5 œufs blanc gris et pointillés de brun sur le haut de l’œuf, la couvaison assurée par la femelle durera 13 jours. Le mâle lui restera à proximité faisant entendre son chant puissant pour dire qu’il est toujours là.
A chaque fois que la femelle sortira pour se nourrir il lui fera la fête en levant sa tête bien haut, puis sans trop attendre lui fera comprendre qu’il est temps qu’elle regagne son nid pour continuer de couver.
A la naissance des petits, le serin bouton d’or est pour ma part un parent nourricier exemplaire si on lui donne l’assortiment nécessaire pour bien nourrir ses petits.
En plus des graines déjà citées plus haut, ils ont une ration d’insectes le matin et une autre en fin d’après midi(Petits vers de farine ou buffalos).
De la pâtée que je prépare, mais par temps très chaud je préfère distribuer une pâtée grasse du commerce. Mais surtout, j’insiste sur ce point, pour éviter des problèmes de flore intestinale c’est de leur offrir des herbes et graines sauvages, ils abandonneront tout pour grappiller sur le mourron, la bourse à Pasteur, et toutes les autres plantes sauvages. Je pense pour ma part moi qui élève des oiseaux depuis maintenant plus de 48 ans que les plantes sauvages sont indispensable pour tous les fringillidés
Ne connaissant pas toutes les plantes par cœur, je m’inspire du magnifique livre "L’ELEVAGE AU NATUREL DES OISEAUX" de Gérard COURTET grand éleveur disparu aujourd’hui.Je suis et applique toutes les recettes et bons conseils qu’il donne sur l’élevage au naturel. Le livre en poche, je pars pour la cueillette le long des sentiers, il est plus facile pour moi de ramener dans mon panier sans se tromper ces fameuses graminées ou l’on trouve souvent à marauder nos indigènes ; le serin cini, le chardonneret et même le bruant jaune bien présent chez moi.
Si vous respectez la plus part de ces conditions, ne perdez pas de temps pour baguer les jeunes oiseaux 5 à 9 jours maxi pour leur glisser une bague en 2,9, si non après, il faudra passer au diamètre supérieur. La sortie du nid se fait au bout de 18 jours.
Sur les 3 couples tous ont fondée une famille avec au total 15 jeunes bagués 2006. 8 jeunes en 2007 et pour 2008 déjà 4 oiseaux bagués le 3 juin.
Quel plaisir de voir sortir les jeunes oiseaux du nid, comme on dit chez moi, ils pètent tous la forme très alerte et vif, pas fragile comme un jeune canari.
Le jeune bouton d’or est de couleur gris, brun très clair avec seulement un peu de jaune sur le plastron et sur le croupion. Dès sa sortie du nid il est agile, adroit de perchoir en perchoir, capable de voleter comme un oiseau adulte ce qui est un avantage lorsque l’on sort du nid un jour d’orage.
LA CAILLE DE CHINE
(Excalfactoria chinensis)
Texte : Alain FLENET
Photo: Noé TIROLE
J’aimerais simplement aider ceux qui ont des difficultés à élever des cailles de chine et mener jusqu’au bout du sevrage leurs poussins, à condition que les œufs veulent bien éclore.
Sans vouloir offenser ceux qui connaissent depuis leur entrée dans le monde de l’élevage les cailles de chine, voici quelques précisions sur la description des deux oiseaux pour être certain que vous avez bien un couple.
De taille proche des 130 mm, la caille de chine est la plus petite caille de son espèce. Pour le mâle type sauvage le dessus de son dos est brun, tacheté de foncé et de clair. Les joues, le menton et la gorge sont marqués de noir et de blanc. La poitrine et les flancs sont gris bleu. Le reste du plumage et surtout sous le ventre ainsi que le croupion sont d’un beau roux. Le bec est noir et les pattes jaunes. La femelle est principalement brune avec des stries plus sombres sur la poitrine. Elle n’a pas de roux sous le ventre.
Ces petits oiseaux sont de très bons compagnons de volière pour toutes les espèces qui ne chercheront pas à les persécuter.
Le régime de base est composé de différents millets et de graines pour canaris, avec une forte préférence pour le Moha. On y ajoutera beaucoup de verdure (le livre Elevage naturel des oiseaux de Gérard COURTET est là pour vous aider) et quelques petites proies vivantes. Un mini bac à sable est nécessaire en toute saison. Quel dommage d’entendre quelques fois que certains éleveurs se procure un couple de caille de Chine pour meubler ou pour finir les restes de graines abandonnés sur le sol de la volière ?
C’est un oiseau qui mérite tout l’attachement qu’un éleveur digne de ce nom doit lui apporter afin de lui assurer le nécessaire pour mener à bien l’élevage de sa petite famille. Et croyez-moi quelle belle récompense de voir une femelle caille se promener avec ses poussins pas plus gros que la moitié d’une noix.
Il y a deux manières pour avoir des poussins de cailles de Chine.
Elevage par les PARENTS ou en COUVEUSE.
J’ai pratiqué les deux avec plus ou moins de succès, mais une seule méthode m’a toujours donné mes plus beaux sujets. Aussi bien en qualité de taille de plumage que de santé plus vigoureuse. C’est l’élevage par les parents en volière extérieure.
Pour l’élevage en volière, celle-ci devra être plantée avec au sol une petite végétation qui permettra aux cailles de chine de camoufler leur nid du mauvais temps comme du soleil. Pour ma volière principale où sont mes cailles de Chine le sol est couvert à 50% de lierre sauvage qui forme un tapis d’environ 15 cm de hauteur par endroit. La plus part du temps je découvre qu’il y avait un nid lorsque je vois la mère poule se promener avec ses 5 à 8 poussins. A partir de ce moment je me fais un sang d’encre, je scrute le ciel et tous les gros nuages, je lorgne sur les prévisions des températures diurnes comme nocturnes. Et je fais l’erreur comme ce mois d’août 2011, 3 jours avant de partir une semaine en vacances d’enlever 4 poussins sur 6 qui avait déjà 5 jours pour mettre en éleveuse chauffée. Bien entendu avec tout ce qu’il faut comme nourriture (Granulés très fin pour faisandeaux, graines exotiques mixées, pâtée jaune grasse avec du nutriBird A21.) persuadé de retrouver à mon retour au moins 4 jeunes cailles.
Mon ami Michel éleveur comme moi, s’en occupe aussi bien que moi pendant mon absence. Pas responsable du tout et je n’y pense même pas, car à mon retour il ne restait qu’un seul poussin dans l’éleveuse. Celui-ci était plus petit en taille que les deux poussins que j’avais laissé en volière. Ceux-ci avaient grandis à merveille avec toute leur fougue et l’agilité à courir pour se cacher de ma vue. Ils avaient survécu aux orages aux changements de températures. Alors qu’en couveuse une coupure de courant de 1 à 2 heures peut anéantir tous les poussins que vous avez sous la lampe. En volière je suis certain qu’ils avaient moins de choix pour se nourrir, sauf que la mère comme le père leur montre dès leur naissance comment trouver leur pitance en graines comme en minuscules insectes. A l’extérieur ils s’adaptent rapidement à une température plus basse n’allant se réchauffer sous les plumes de leur mère que de temps en temps. En éleveuse la température constante qui va de 35 degrés à leur sortie de couveuse et jusqu’à la température ambiante vers l’age proche de 20 jours les rend plus fragile à tout changement brusque. Un poussin qui subit un refroidissement et qui ne trouve pas la chaleur de la lampe est perdu. A condition d’avoir la volière qui convient, pour moi c’est la façon la plus facile d’élever sans trop de difficultés les cailles de Chine.
Pour la couveuse, choisir un modèle qui bascule pour assurer le retournement des œufs afin d’éviter que le germe ne colle à la paroi de l’œuf. Avant de placer les œufs en couveuse éviter de les conserver au-delà de 7 à 10 à jours.
Beaucoup ne comprenne pas pourquoi, beaucoup d’œufs n’éclosent pas. Certain d’avoir tout respecté les règles de l’incubation en couveuse. Il y a un paramètre difficile à maîtriser c’est le taux d’humidité. L’atmosphère de la couveuse doit être modérément humide afin de favoriser le développement de la poche d’air. Un air trop sec ou au contraire un air trop humide peut être fatal à l’embryon. Il est souvent inutile, de placer de l’eau dans les couveuses actuelles, mieux isolées, chauffées et ventilées que les anciennes. Voir également si le taux d’humidité de la pièce où est placée votre couveuse n’est pas suffisant. Trop d’humidité réduit le développement de la poche d’air. L’humidité de l’air doit être comprise entre 35 et 50% entre le 1er et le 9ème jour, puis entre 80 et 90% du 15ème au 16ème jour. Elever le taux de l’humidité au moment de l’éclosion ne permet pas de ramollir la coquille de l’œuf, contrairement à ce que beaucoup continue de penser. L’humidité permet aux membranes internes de rester souples pour permettre au poussin de s’en dégager facilement. En revanche un air sec dans la couveuse sèche les membranes dès que le poussin commence à casser sa coquille, ce qui le gêne beaucoup pour s’en dégager. Les plus faibles n’y parviennent pas.
J’ai souvent entendu dire qu’un orage fait tourner la couvée ? L’élévation brutale et la saturation de l’humidité de l’air réduisent le développement de la poche d’air, ce qui affaiblit exagérément l’embryon.
Voilà je n’ai plus qu’a vous souhaiter bonne chance pour avoir des poussins de cailles de Chine. En volière ça fonctionne tout seul et je vous assure lorsque vous découvrirez votre femelle caille avec ses petits autour d’elle, précipitez-vous sur votre camescope !!
Lorsque vous commencerez à reconnaître les jeunes mâles pensez à les retirer de la volière papa caille ne les tolère pas toujours !!!
Qui sommes nous?
Des hommes et des femmes, amoureux des oiseaux, devenus au fil du temps des éleveurs amateurs :une façon de se détendre, d’apprendre, de créer et de se rencontrer.
Nous exerçons cette activité comme l’expression d’une passion.
Sans formation scientifique approfondie pour la plupart d’entre nous, nous avons acquis un savoir-faire et une connaissance des espèces indigènes et exotiques grâce aux résultats de l’expérience transmise par des générations d’éleveurs.
Nos compétences en élevage se perfectionnent chaque jour en intégrant les données les plus actuelles de la zootechnie, améliorant la qualité et la santé de nos oiseaux.
Nos élevages sont d’importances variables et différents suivant les espèces élevées.Ils sont adaptés aux disponibilités de chacun.
Ce loisir est familial. C’est avant tout une activité « sentimentale » et culturelle d’où l’aspect mercantile est totalement exclu.
Notre structure de fonctionnement
L’Association Ornithologique d’Exincourt est une association de type 1901 qui compte plus d’une trentaine de membres.
Elle est dirigée par un conseil d’administration formé de 8 membres élus pour 3 ans, désignés lors de l’assemblée générale annuelle qui entre autre approuve le rapport moral et le bilan financier, fixe le montant de la cotisation d’adhésion ainsi que le prix des jeux de bagues.
Cette structure associative constitue le lien entre les éleveurs amateurs en assurant l’information, l’organisation d’exposition, de concours régionaux, nationaux, internationaux, et de rencontres techniques.
Elle est aussi le porte-parole des éleveurs auprès des instances scientifiques, vétérinaires, zoologiques et administratives.
L’Association Ornithologique d’Exincourt fait partie de l’Union Ornithologique de France,qui elle-même adhère à la COM.